Centre de vol à voile de Chartres
Les ascendances
L'énergie solaire du planeur

Comment ça marche ?

On désigne par vol à voile l'action de voler en planeur en utilisant les courants verticaux de l'atmosphère.

Le planeur est porté par l'air. Son poids l'attire vers le sol et il plane inexorablement vers le bas. Pour pallier à l'attraction terrestre et maintenir l'engin en l'air, le pilote utilise les ascendances thermiques qui permettent à l'avion de regagner de l'altitude.

En zone montagneuse, les planeurs utilisent les ascendances dynamiques et ondulatoires produites par le vent sur les montagnes.

Dans une région de plaine comme Chartres, ces courants verticaux ne sont pas liés au vent (c'est même un élément défavorable s'il est trop fort) mais au soleil. Celui-ci réchauffe le sol qui, à son tour, réchauffe l'air à son contact. Il se crée ainsi des bulles puis des colonnes d'air chaud qui s'élèvent. Lorsque certaines conditions d'humidité sont réunies, ces colonnes sont matérialisées à leur sommet par des nuages blancs bourgeonnants: les cumulus.

Ce sont ces colonnes d'air chaud qu'utilisent les planeurs pour monter et se déplacer en région de plaine. Le pilote entre dans ces colonnes en formant des spirales et prend de l'altitude. Le planeur peut ainsi glisser de nuage en nuage, pendant des centaines de kilomètres.

Lorsque le planeur est en l’air, il plane et descend doucement dans le ciel. Comment va-t-il rester en l’air et parcourir des centaines de km ? Grâce aux courants ascendants qui lui permettent de regagner de l’altitude, de « refaire le plein ». Ils sont de 3 types :

L’ascendance thermique : le sol est fait d’une multitude de zones contrastées. Le soleil frappant le sol chauffe donc plus ou moins ces zones. Des colonnes d’air chaud au contact des sols les plus réchauffés s’élèvent (convection) et forment les cumulus de beau temps (dont les orages sont les conditions développements extrêmes). Pour rester dans ces colonnes (« pompes »), le pilote décrit des cercles en spiralant et est ainsi entraîné en altitude.

L’ascendance dynamique : en zone montagneuse, le vent frappe parfois le relief sans pouvoir le contourner. La masse d’air décrit alors une vague de forme identique au relief que le planeur va emprunter en surfant dessus dans de longues lignes droites épousant le relief.

L’ascendance ondulatoire : en zone montagneuse, lorsque la masse d’air n’est pas perturbée par la convection, la vague de l’ascendance dynamique va rebondir après avoir sauté le relief. Ces rebonds sont autant de vagues que les planeurs surfent. Elles sont souvent marquées par de petits cumulus roulant sur eux-mêmes (« rotors ») et surtout par des nuages lenticulaires fixes dans le ciel malgré le vent fort.