Centre de vol à voile de Chartres
L'atterrissage

C'est le passage d'une trajectoire de descente à une trajectoire parallèle puis de contact avec le sol. Afin de mieux en contrôler les paramètres, la meilleure tactique consiste à suivre une trajectoire parallèle au terrain en vent arrière afin de régler la vitesse d'approche, sortir le train d'atterrissage et visualiser l'ensemble de la manœuvre. Puis le pilote effectue un virage à 90° qui le place perpendiculairement à l'axe d'atterrissage. Il règle sa pente d'approche au moyen des aérofreins.


aérofreins


Enfin un dernier virage l'amène dans l'axe de la piste en conservant toujours sa vitesse et son angle de descente. Le contact s'effectue après un palier au ras du sol.

atterrissage
Lorsque le planeur se trouve trop bas (moins de 350 m) et loin d'un terrain d'atterrissage, le pilote doit envisager de se poser dans un champ libre d'obstacle et suffisamment long pour le roulage du planeur. Communément appelé "vache" dans le langage vélivole, cet atterrissage en campagne est souvent pris à tort pour une manoeuvre d'urgence. La manœuvre d'approche est rigoureusement identique à celle décrite ci-contre.



se vacher


L
e planeur posé, le pilote contacte les membres de son club, lesquels mettent en œuvre les moyens de récupération de la machine. Pour les planeurs modernes quelques minutes suffisent pour le démontage et le chargement dans sa remorque, mais cette dernière doit souvent parcourir des dizaines, voire des centaines de kilomètres pour venir chercher le planeur, ce qui fait que le pilote doit être très patient. L'une des valeurs du vol à voile est le travail d'équipe. La vache en est une institution.

     Apprendre à "se vacher" fait heureusement partie de la formation de pilote de planeur.
Un atterrissage involontaire sur un aérodrome différent de celui de départ est comptabilisé comme atterrissage extérieur, la vraie "vache" étant un posé en campagne et non sur une surface normalement ouverte à la circulation aérienne.

     Cette comptabilité des atterrissages forcés donne généralement lieu à une remise de « coupe des vaches » qui est aussi l'occasion pour les membres des associations de se retrouver lors des longues journées d'hiver.


    Les nouvelles générations de planeurs comportent un ensemble moteur deux-temps à hélice rétractable, pouvant leur éviter la vache. Il peut s'agir d'un simple turbo ou d'un dispositif permettant l'envol autonome du planeur.