Centre de vol à voile de Chartres
L'art du vol à voile
"Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse s'élancer vers les champs lumineux et sereins"
Charles Baudelaire


Vol à voile vient du nom des oiseaux voiliers (aigles, faucons, buses, cigognes..) qui utilisent les courants ascendants de l'atmosphère pour rester en l'air et aller loin sans battre des ailes.

On a tous entendu parlé de "trou d'air" pour évoquer de brusques mouvements dans un avion de ligne. Pourtant les trous d'air n'existent pas.

Nous connaissons le vent au sol issu d'un déplacement d'air horizontal, mais il faut savoir que des masses d'air se déplacent également verticalement. Lorsque le soleil chauffe le sol, celui-ci chauffe à son tour la masse d'air environnante, qui à une certaine température, se détache du sol comme une montgolfière et grimpe en forme de colonne en se refroidissant jusqu'à une altitude de stabilisation. Si cette masse d'air contient de l'humidité, elle se transforme alors en nuages appelés cumulus. Tout ce volume d'air chaud est alors remplacé par un volume équivalent d'air froid qui descend jusqu'au sol.

L'art du vol à voile est d'éviter les masses d'air qui descendent et de circuler dans celles qui montent. Comme celles qui montent sont souvent concentrées en forme de colonnes, les planeurs comme les grands oiseaux évoluent en décrivant lentement (entre 75 et 95 km/h) des spirales dans un cylindre invisible pour ne pas quitter ce volume et atteindre des vitesses ascensionnelles de 20 km/h (5 mètres/seconde). Lorsque l'altitude maximum exploitable est atteinte, le pilote sort de l'ascendance et accélère (de 100 à plus de 200 km/h) pour traverser les masses d'air descendantes environnantes qui peuvent atteindre des taux de chute de 20 km/h assimilés à tort à des "trous d'air".

D'ascendances en ascendances, les vélivoles cheminent ainsi entre les masses d'air et réalisent des circuits de plusieurs centaines de kilomètres. Après avoir soigneusement étudié la météo, ils partent en fin de matinée visiter le Mont Saint Michel, les châteaux de la Loire, les côteaux de champagne, la bourgogne ou les méandres de la seine. Ce n'est qu'en fin d'après-midi qu'ils reviendrons se poser sur leur terrain, après des centaines de kilomètres parcourus en vol plané sans autre énergie que celle des ascendances produites par la chaleur du soleil si l'on excepte les 0,5 litre de carburant que le treuil a utilisé pour leur lancement.




Le planeur est fabriqué avec des matériaux composites. L'engin comprend trois parties distinctes.

Les deux ailes, de 13 à 30 mètres d'envergure, constitue ce qu'on appelle la voilure et détermine la portance du planeur, aussi appelée sustentation.

Le fuselage porte la cabine de pilotage, il mesure de 6 à 8 mètres de long. Il contient aussi le train d'atterrissage qui peut être rétractable.

Enfin, l'empennage est à l'arrière de l'avion. Il contrôle la symétrie du vol grâce au gouvernail et sa vitesse.

Un planeur se démonte rapidement et se transporte dans une remorque.

Son fuselage aérodynamique et la taille de ses ailes en font l’engin idéal pour exploiter les phénomènes ascendants de la masse d’air, dans le but de gagner de la hauteur, de prolonger le vol et pour voyager.

Assis dans le cockpit, on dispose de plusieurs commandes qui permettent de diriger le vol, et d’un tableau de bord composé d’instruments de navigation et d’information utiles à la recherche des ascendances.